Ces héros discrets du quotidien 

 

 

Notre partenaire CIPCRE au Cameroun a formé et mobilisé des personnes relais dans les communes. Ils s'y engagent pour la protection des enfants et la sensibilisation de leur communauté. Ils sont ainsi devenus des acteurs moteurs sur place. Lisez leurs histoires.

 

Sophie, coiffeuse et personne relais pour la promotion des enfants

« Je suis personne relais ici dans mon quartier ; ça veut dire que les personnes en difficultés peuvent venir s’adresser à moi ou, c’est vers moi que son orientée des filles enceintes ou déscolarisées parce que leurs parents ne veulent pas les inscrire ou parce qu’ils ne veulent pas payer les frais de scolarité. Elles viennent poser leur problème. Tout le monde ici sait qu’on peut venir s’adresser à moi. Je discute alors avec la fille pour mieux la comprendre et pour l’aider à trouver une solution. Je m’adresse aussi aux animateurs du CIPCRE pour qu’ils prennent la situation en charge quand le problème me dépasse.

coiffeuse formée par CIPCRE et engagée pour la promotion des filles Sophie devant son salon de coiffure avec deux intervenantes du CIPCRE.

Ca fait 10 ans que je fais ça, c’est mon cœur qui me guide et c’est ma manière de voir les choses. J’ai moi-même souffert dans mon enfance et j’en ai tiré des leçons. Je pense que je peux aider les autres, mais c’est dur. Souvent quand tout va à nouveau bien pour la fille, elle ne pense même pas à me remercier, mais de pouvoir partager avec l’équipe du CIPCRE m’encourage à ne pas abandonner et même à m’engager davantage. Il m’arrive de former gratuitement une fille en détresse dans mon salon alors que tous mes collègues se font payer. A ce jour, j’ai pu installer 4 filles à leur compte.

Quand je vois ce qu’elles sont devenues, je suis fière. »

Falimatou, mère de 5 enfants, une femme engagée

Ce qui m’a poussé à m’engager, c’est la première formation que le CIPCRE est venu faire dans notre quartier. J’ai pris conscience de ce qui se passe et je me suis dit qu’il fallait que ça change. Je pense que l’école c’est important pour mieux comprendre et trouver le bon chemin dans la vie.

Le début a été difficile parce que les gens pensaient que je tire des bénéfices de ce que je fais et que je gagne de l’argent. Mais ensuite à force d’expliquer, les gens comprennent que ce n’est pas ça et ils m’écoutent. Je fais 3 causeries avec des groupes de femmes chaque semaine. J’ai réussi à convaincre beaucoup de parents qui ne laissaient pas de chances à leurs filles pour qu’ils envoient leur fille à l’école ou en formation. Il y en a plus de 10 qui ont ainsi pu aller. Pour moi c’est une fierté.

Moi-même j’ai été en classe jusqu’en 3ème et après mon père a voulu que je me marie. J’avais à peine 18 ans, mais j’ai de la chance, mon mari m’encourage dans ce que je fais. Une voisine et ma petite sœur m’aident maintenant dans ce travail. Ici il y a trop de discriminations sexistes ; les enfants n’ont pas honte d’en parler et ils veulent que ça change.

Daniel, un officier d’Etat Civil exemplaire !

Son bureau est propre, fraichement repeint et bien décoré, il nous explique que c’est important d’accueillir le public qui vient déclarer la naissance de son enfant ou se marier dans un cadre agréable parce que ce sont des évènements importants. Il prend le temps d’expliquer la signification des actes d’Etat Civil et leur portée à chaque déclaration de naissance, mariage, ou décès et se rend régulièrement dans la communauté pour la sensibiliser. Il passe aussi dans les centres de santé lors des campagnes de vaccination pour s’adresser aux femmes rassemblées à ce moment et leur expliquer comment bien protéger leur enfant. Il a aussi pensé proposer aux familles qui viennent déclarer leur enfant à l’E tat Civil de planter un arbre pour leur enfant sur un espace communal. Ainsi l’enfant une fois plus grand pourra venir voir son arbre.

Daniel T est aussi président du comité de vigilance de son village.

Il s’adresse aussi aux enfants qui viennent jouer aux abords de son bureau et compte leur proposer des activités de vacances telles des promenades écologiques des moments de lectures de contes autour du puit, des jeux de scrabble, ceci avec les membres du comité de vigilance et des jeunes. Près de 20 personnes sont membres du comité de vigilance.

photo en tête: Sophie dans son atelier de coiffure. © Elisabeth Munsch/ KiRA

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