Mali : Amélioration de l'accès à l'éducation

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Janvier 2018: Bilan du projet

Le projet « Amélioration du statut, de l’éducation et de la formation ainsi que des perspectives d’avenir des filles dans 58 villages de 5 communes rurales dans les régions de Ségou et Koulikoro 1.03.2015 – 29.02.2018 » prend fin. Elisabeth Munsch, chargée de projet accompagne l’équipe GRADEM pour la fin de l’évaluation externe et les travaux de capitalisation en vue de la clôture.

 

Elle nous rapporte les principaux résultats :

  • Le nombre d’enfants scolarisés a augmenté de 25% dans les écoles situées dans les villages du projet
  • Le taux moyen de filles solarisées parmi les enfants inscrits est passé de 47% au départ à 52,3% en fin de projet
  • Toutes les 45 école du projet intègrent l’exode rural et les droits des enfants dans leur curricula et développent au moins 2 activités de sensibilisation des parents et de la communauté
  • 7 101 enfant dont 4 108 filles vulnérables, non scolarisés, à risque d’abandon, déscolarisés ont repris le chemin de l’école
  • Le taux de départ en exode des filles a diminué de 59,5% dans les 28 anciens villages et de 77,5% dans les 30 nouveaux villages
  • Dans les 28 anciens villages ce ne sont plus que 20% des filles qui partent en exode avant l’âge de 15 ans ; dans les 30 nouveaux villages 22% des filles
  • 87,3% des filles formées en AGR par le nouveau projet exécutent une telle AGR à la fin du projet. Celles des anciens villages qui ont pu être suivies ont pu doubler leurs gains moyens : à la fin de la phase précédente, elles gagnaient entre 5 000 et 7500F ; à la fin de celle-ci, entre 10 000 et 17 500F
  • Les coopératives sont efficientes dans plus de 85% des 28 premiers villages et 93% dans les 30 nouveaux villages. Critères d’efficience : cotisation régulière des membres, tenue régulière des outils de gestion, tenue régulière des réunions, respect des autres normes de fonctionnement, respect de leurs échéances de remboursement, augmentation des fonds propres.

 

Changements acquis

  • Les parents suivent la scolarité de leurs enfants (répétiteurs)
  • Meilleur dialogue parents/enfants grâce aux binômes
  • Succès des sensibilisations faites par les enfants vers leurs parents
  • Amélioration des conditions de vie des coopérateurs (argent liquide disponible, kit scolaires et frais de scolarités payés, meilleure alimentation de la famille)
  • Développement de la solidarité interpersonnelle dans le village
  • les femmes ne partent plus en exode
  • Plus de dialogue hommes/femmes
  • Engagement des coopérateurs à ne pas envoyer leur enfant en exode et à les maintenir en classe
  • Prise de conscience des enseignants sur les violences en milieu scolaire (fouet) ; baisse de ces pratiques comme moyen d’éducation
  • Les mairies de 5 communes ont pris en compte dans leur Programme de développement économique et social (PDSEC) les objectifs et activités du projet

 

Les évaluateurs ont dit :

« Un très bon travail a été fait sur le terrain, il s’est agi d’une approche originale par la base, les personnes y croient, elles voient que ce n’est pas comme pour d’autres projets où les représentants de la structure viennent déverser sur elles leur vision et imposent des manières de faire mais on note une fragilité des résultats compte tenu du faible niveau d’instruction/analphabétisme des personnes cibles/bénéficiaires. On constate une prise de conscience des populations et des changements de comportement et c’est grâce à l’augmentation des ressources des familles que les enfants vont à l’école et que l’exode recule. Le bon fonctionnement des coopératives est central car il donne des possibilités aux villageois/familles démunies mais les outils de gestion des coopératives ne sont pas parfaitement maitrisés par les intéressés, ils ont besoin d’être soutenus afin d’éviter les dérapages ou la récupération par une personne à son profit personnel. Il faut encore renforcer le sentiment d’attache et d’appropriation des actions du projet. »

Succes story au Mali : quand les coopératives villageoises suscitent l’engouement de leurs adhérents

Sensibilisés et formés sur le système coopératif par les animateurs du GRADEM, 44/52 villages accompagnés dans le cadre du projet « Amélioration du statut, de l’éducation et de la formation ainsi que des perspectives d’avenir des filles dans 58 villages de 5 communes rurales dans les régions de Ségou et Koulikoro » ont créé leur coopérative dans le but de faciliter la scolarisation de leurs enfants et de prévenir l’exode précoce des filles.

 

Selon les villages, elles comptent déjà 60 à plus de 100 membres qui chacun se sont acquittés de leurs droits d’adhésion et payent une cotisation mensuelle. Les coopérateurs ont élu leur présidente et désigné les membres du bureau. Ils ont également défini leurs règles de fonctionnement et les appliquent avec beaucoup de rigueur.

GRADEM a versé un fonds de démarrage remboursable qui a permis d’octroyer des prêts aux coopérateurs. Ceux-ci ont démarré diverses activités : petits commerces tels la vente de fripes, de céréales, de beignets, de bois, … ; aviculture ou petit élevage ou encore le maraichage. La coopérative achète les intrants en gros et les revend à bon prix aux adhérents.

Les coopérateurs discutent ensemble pour fixer le prix de vente de leurs produits afin que personne ne casse les prix et ne perde dans l’affaire.

Toutes les décisions sont prises ensemble lors des réunions mensuelles et les absents payent une amende ; mais ça c’était au début car maintenant la réunion mensuelle est devenue un moment de joie, de concertation et de dialogue ou chacun constate que la vie au village est devenue meilleure :

 

  • Tous les enfants sont scolarisés et disposent de fournitures scolaires
  • Les parents arrivent aussi à payer les frais de scolarité
  • L’argent circule et chacun peut mieux subvenir à ses besoins
  • Il y a plus de produits disponibles au village grâce au petit commerce et les enfants peuvent acheter des galettes avant de partir à l’école ; ils ne partent plus le ventre creux
  • Certaines filles sont rentrées d’exode pour aider leur maman dans leur activité
  • Les femmes sont stables au village
  • Les femmes ne dépensent plus pour la sauce, il y a les produits du maraichage
  • Les feuilles des plantes produites au jardin facilitent l’alimentation du bétail.

D’autres importants bénéfices non attendus sont perceptibles :

  • Un meilleur dialogue hommes/femmes
  • Un meilleur suivi scolaire des enfants
  • La solidarité, la confiance et le dialogue sont devenus effectifs et on assiste au démarrage d’un véritable développement autogéré dans une démarche de démocratie participative où les femmes ont de moins en moins peur de donner leur avis.

Les villageois rêvent déjà : d’ici quelques temps ils pourront réhabiliter l’école ou créer un second cycle pour leurs enfants ou encore construire une maternité.

coopérative au Mali La chargée du projet de KiRA Elisabeth Munsch discute avec les membres d'une coopérative les réussites et les démarches à prendre.

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