démarrage vie professionelle
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Cameroun : Renforcement du cadre de protection et de réhabilitation des enfants à risque et victimes de discriminations sexistes et violences sexuelles

 

 

Zone du projet : les régions de l’Ouest, Nord-ouest et Centrale au Cameroun

 

Période d’implémentation : 01/01/2015 – 31/12/2017

 

Partenaire local : CIPCRE Cameroun (Cercle International pour la Promotion de la Création)

Situation au départ

 

Les enfants et les femmes au Cameroun font face aux discriminations sexistes et à des violences sexuelles quotidiennement. Une première phase du projet, a permis une prise de conscience de cette problématique au niveau des populations, des services et des acteurs étatiques. Cependant plusieurs facteurs au niveau juridique et socio-culturel contribuent à maintenir ce fléau.

  • Des lois insuffisantes pour protéger des victimes et poursuivre les auteurs d’abus et de violences
  • Des préjugés envers les victimes ainsi que la persistance du tabou social pour discuter le fléau
  • Des pratiques culturelles néfastes, comme les mariages précoces et forcés ou des accords extrajudiciaires qui ignorent les intérêts de l’enfant

 

En outre, des victimes ont difficilement accès à un accompagnement adéquat, car les offres sont insuffisantes et non coordonnées.  

 

Etude sur le profil des enfants victimes d'abus et d'exploitation sexuelle

CIPCRE a analysé le profil des enfants victimes de violences sexuelles que le CIPCRE a accompagné en 2015-2016 pour identifier les situations et les milieux à risque. Parmis les 468 enfants pris en compte dans cette étude, s’il est clair que les filles sont majoritaires, il n’y a pas de spécificité nette de la victime d’abus sexuel. L’enfant de tout milieu peut être victime. Le très jeune enfant peut déjà être une cible pour les abuseurs. La plupart des abuseurs se trouve dans le milieu proche de l’enfant et est connu de lui. L’acte subi laisse des séquelles aussi bien physiques que mentales importantes chez les enfants victimes qui étaient préalablement épanouis et en bonne santé.

Les données mises en parallèle avec les entretiens avec les enfants et leur famille ainsi que les observations faites par les intervenants montrent que :

  • Quel que soit le profil de l’enfant, la survenance d’une violence sexuelle est souvent favorisée par le manque de dialogue en famille, l’absence de surveillance des enfants, la négligence face aux besoins élémentaires des enfants, la mise en mariage forcé à des fins de profit économique (dote) ou de gain d’un meilleur statut social ...
  • La faible information des enfants sur les risques de violences sexuelles et les comportements à adopter pour se protéger, aggrave leur vulnérabilité
  • L’environnement de l’enfant est de plus en plus tentateur (smartphone, vêtements à la mode, …) et comme de nombreux parents ne peuvent pas répondre ses attentes, ils deviennent des proies faciles de personnes qui leurs promettent des « cadeaux ».
  • 168 enfants issus de ces abus seront sans père reconnu et leur avenir est d’ores et déjà hypothéqué.

 

Le nombre important d’enfants ayant contracté une infection sexuellement transmissible montre que l’ampleur des violences sexuelles contribue à la propagation de ces maladies.

Objectifs du projet

 

Les enfants à risque ou victimes de discriminations sexistes et violences sexuelles dans les régions de Nord-Ouest, l’Ouest et du Centre bénéficient pour la réalisation effective de leurs droits et leur réhabilitation d’un soutien de leurs communautés locales ainsi que d’un cadre juridique et institutionnel adéquat. En particulier :

  • Les pratiques culturelles néfastes et les violences sexuelles ne sont plus taboues et sont dénoncées dans tous les milieux.
  • La Charte de bonne conduite des établissements scolaires  et celle des bars et hôtels sont adoptés et affichées dans tous les établissements scolaires, hôteliers et dans les services publics.
  • La loi camerounaise relative aux violences sexuelles sur enfants est actualisée et conforme aux textes et normes internationaux ratifiés.
  • La justice est accessible et le traitement judiciaire des plaintes relatives aux violences sexuelles dont sont victimes les enfants est facilité.

Groupes cibles

 

  • 2.000 enfants, qui ont vécu de la discrimination sexiste ou de la violence sexuelle
  • 1.750 leaders des clubs de jeunes
  • 25.000 enfants et jeunes à risque
  • 10.000 parents et 100 familles des enfants concernés
  • 1.251 membres de comités locaux de protection
  • 750 autorités traditionnels et religieux
  • 50 responsables de bars et hôtels
  • 30 organisations de la société civile
  • 10 clubs de dessins
  • 60 services étatiques
  • 60 représentants des médias
  • 10 stations radio locales
  • 62 responsables régionaux de l’éducation primaire et secondaire ainsi que de la police et justice
  • 1.400 directeurs d’école et enseignants
  • 125 acteurs judiciaires, policiers et sécuritaires
  • 417 chefs de quartiers
  • 10 médiateurs
  • 80 députés
  • 300 responsables de l’administration

Activités du projet

 

  • Formation des leaders de jeunes et de groupements d’adultes
  • Promotion de la responsabilité parentale
  • Accompagnement technique des réseaux communautaires de prévention
  • Promotion des écoles sans violences
  • Elaboration et introduction d’un code de conduite dans les établissements scolaires, les bars et hôtels
  • Plaidoyer auprès des autorités pour une réforme de loi
  • Renforcement de capacités au profit des acteurs judiciaires et pénitentiaires
  • Accompagnement judiciaire des enfants concernés
  • Renforcement des mécanismes de protection des enfants au niveau communautaire
  • Formation des autorités locales sur les textes de loi de protection d’enfants
  • Implication des services locales dans la protection des enfants
  • Accompagnement médical et psychologique des enfants concernés
  • Soutien aux enfants dans leur réinsertion effective
  • Soutien des familles nécessiteuses des enfants concernés
  • Organisation des rencontres d’échange entre des enfants concernés
  • Création et renforcement des coopérations locales
  • Renforcement de la coopération nationale dans la protection d’enfants
  • Renforcement de la coopération régionale dans la protection d’enfants
  • Travail en réseaux des acteurs de protection d’enfants

Financement

 

Coûts du projet : 540.800 Euro

 

Partenaires financiers :

  • Coopération Allemande (BMZ)
  • La fondation Stiftung für Entwicklungszusammenarbeit Baden-Württemberg (SEZ)
  • KiRA (Kinderrechte Afrika e.V. : donations)

 

Nous sommes toujours à la recherche des partenaires financiers.

Photo en tête : Suite à la participation au programme du projet, 4 jeunes filles se sont mises ensemble pour créer leur propre atelier. Elles ont associé un brodeur à leur entreprise. La réinsertion professionelle est importante pour les filles ayant vécu des violences. Elle les aide à se réhabiliter et à s'orienter en donnant des perspectives réelles de revenus. © Elisabeth Munsch

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