Togo : Campagne "Les enfants ne sont pas des sorciers ! Ne soyons pas complices !"

 

 

Zone du projet : Région Centrale et de la Kara au Togo


Période d'implémentation : 01/10/2013 – 30/04/2017


Partenaire local : CREUSET-Togo

 

France 24 rapporte des enfants dits sorciers au Togo et de l‘engagement de notre partenaire CREUSET pour ces enfants.

Vue le caractère délicat de ce sujet, il n’est pas facile de combattre ce phénomène et CREUSET se met en danger réel pour accompagner ces enfants. Peu à peu, un voit une évolution des esprits et de comportements, surtout grâce aux actions de CREUSET et ces partenaires.

Attention, les images et témoignages dans le rapportage peuvent être choquants !!

Résumé du projet

 

La campagne « des enfants ne sont pas des sorciers ! Ne soyons pas complices ! » fait partie de notre projet au profit des enfants privés de liberté et de lutte contre des pratiques néfastes, la négligence et la traite des enfants au Togo.

 

Lors de l’engagement pour les enfants victimes d’infraction (violence, maltraitance, abus), il apparaissait, que des croyances de sorcellerie sont souvent à la base de maltraitances. C’est un phénomène dispersé, surtout au Togo et au Bénin, d’accuser des enfants de la sorcellerie suite à un malheur dans la famille (maladie, accident, mort etc.). Ces enfants innocents sont ainsi maltraités, voir torturés, mutilés ou tués afin de chasser les mauvais esprits de leurs corps.

A cause de la peur des forces surnaturelles ou des réactions la société (les voisins et la communauté), peu d’acteurs osent s’engager dans la protection de ces enfants dits sorciers.

 

Notre partenaire CREUSET était alarmé par ces pratiques néfastes faits aux enfants ainsi que par l’inactivité de la société civile et nous avons lancés la campagne de sensibilisation « des enfants ne sont pas des sorciers ! » et des actions de soutien de victimes. Ces derniers sont accueillis et écoutés, reçoivent le traitement médical nécessaire, sont stabilisés et (avec un travail de médiation rigoureux) sont réinsérés en famille et en école ou apprentissage. Souvent les enfants dits sorciers montrent des résultats excellents à l’école après leur réinsertion.

Objectifs

 

Le phénomène d’accuser des enfants de la sorcellerie entrera dans le discours public et sera dénoncé. Un environnement protecteur des enfants sera établi avec la coopération des acteurs étatiques et de la société civile (y compris les médias) et la compréhension de la population, surtout en zones rurales. Les enfants dits sorciers sont rétablis dans leurs droits fondamentaux – à la vie, à l’intégralité corporel et mentale, à la protection, à l’éducation et à la formation, à la liberté d’expression, à l’assistance juridique etc.

Activités principales

 

Les enfants sont accueillis, écoutés et protégés au centre de transit KANDYAA (« protecteur ») de CREUSET. Ils reçoivent de l’accompagnement médicale, juridique, psychologique et psychosocial. Ils participent aux cours d’alphabétisation et d’aptitudes de base.

Leur réinsertion est préparée avec les enfants, leurs familles et communautés. Ils sont ensuite réinsérés en famille et en école ou en apprentissage. Des enfants de familles nécessiteuses reçoivent de l’appui matériel pour leur scolarisation, leur apprentissage ou le démarrage d’une activité génératrice de revenus. Ils sont suivis pendant au moins deux années après leur réinsertion afin de s'assurer de son effectivité.

Le travailleur social de CRESUET négocie avec un charlatan la libération des enfants qui lui étaient confiés pour exécuter l'exorcisme. Ces enfants sont souvent exploités et privés de leurs droits fondamentaux sur les sites des charlatans.

Histoire de vie d'une fille accusée de sorcellerie

Notre partenaire CREUSET témoigne:

 

La problématique des enfants accusés de sorcellerie continue de faire des victimes au Togo. Dans la région Centrale, nombreux sont les enfants victimes de diverses violences. Ces enfants sont la proie des adultes notamment des charlatans se disant capables de les exorciser du mal qui les possède. On rencontre de plus en plus d’enfants accusés de sorcellerie sur les sites de charlatan-guérisseurs ou dans la rue.

 

C’est le cas de cette fille âgée de 11 ans qui a été amenée par son propre père chez un charlatan sous prétexte qu’elle aurait emprisonné l’âme de sa sœur. Pour cette raison elle y a passé plus de 2 ans. Ce dernier ne faisait que la torturer afin de la délivrer des soi-disant esprits maléfiques qui la poussent à être nuisible à sa famille et son milieu. Elle vivait dans un endroit insalubre, s’alimentait difficilement. Elle dormait à même le sol, son corps souffrant de saletés. Ces traces que nous voyons sur son dos et la joue, ne sont autres que les séquelles des blessures dues aux coups de fouets qu’elle subissait quotidiennement de la part du charlatan. Ne supportant plus cette vie, elle réussit à s’échapper.

 

Heureusement elle est sauvée par le chef du village de Sada qui est averti de cette problématique grâce aux formations de CREUSET en faveur des leaders communautaires et chef traditionnels des régions centrale et Kara. CREUSET à introduit le dossier de la dite mineure au cabinet du juge des enfants de Sokodé afin que le charlatan et le père de l’enfant soient interpellés. Actuellement la mineure accueillie au centre KANDYAA de CREUSET à Sokodé.

 

Engagé depuis une décennie pour la cause des enfants en situation difficile, CREUSET dit non à ces traitements inhumains et cruels. Ces enfants tout comme les autres ont droit à la vie et à la protection de leurs droits. Ils ont aussi besoin de l’affection de leur entourage.

photo en tête : Les participants du séminaire en 2015 sur la problématique des enfants dits sorciers avec la collection de bonnes pratiques et la formulation de recommandations politiques (acteurs de l'Etat, de la société civile, des autorités réligieuses et traditionnelles, des charlatans, des médias etc.) © CREUSET-Togo

Bleiben Sie informiert: Abonnieren Sie unseren

Kinderrechte Afrika e. V.

Schillerstraße 16

D-77933 Lahr

 

Tel.: 07821/38855

Fax: 07821/985755

info@kinderrechte-afrika.org

 

Spendenkonto:

Sparkasse Offenburg/Ortenau

BIC: SOLADES1OFG

IBAN:

DE69 6645 0050 0076 0040 44

Druckversion Druckversion | Sitemap
© 2016 Kinderrechte Afrika e. V. - Zukunft für Kinder in Not